Je ne me trompe jamais…

La réponse à cette question ne peut être donnée avec subjectivité. Or, lorsque cela nous concerne, forcément nous avons du parti pris.

Beaucoup s’en défendent et se vantent de leur neutralité, mais lorsqu’ils se trouvent pris en faute, nous avons droit à toutes les ’’pirouettes’’ nécessaires pour justifier la situation. Tout cela à pour but dans un premier temps de ne pas perdre la face, mais aussi de satisfaire son propre ego, ou du moins d’essayer au travers des autres de s’en convaincre.

Nous avons tous des collègues de travail, des amis, des personnes de nos familles qui sont ainsi. Par contre si on fait une autoévaluation,… ?
Certains avanceront qu’ils ne font jamais cela, d’autres que ce n’est pas pareil,
ou …

Que quelqu’un essaye sans cesse de se déculpabiliser ou non, l’important est de bien vivre sa vie en s’assumant, mais les choses sont extrêmement liées :

je ne peux vivre correctement si je ne m’assume pas, et si je me culpabilise, je ne peux pas m’assumer.

Envisager avec lucidité et supporter avec détermination les diverses charges et responsabilités de sa propre vie ne permet d’en profiter que si on est dégagé de ce sentiment de culpabilité.
Les raisons de se ressentiment peuvent être diverses, mais l’entêtement, ou l’endurcissement volontaire (conscient ou non) de notre cœur, avec le péché, en sont une conséquence.

Le roi David, pourtant un grand homme de Dieu, connut cela. Fatigué par toutes ses charges, il refusa d’aller combattre avec son peuple et resta chez lui. C’est au cours de ce repos qu’il convoita et séduisit la femme d’un de ses chefs militaires les plus dévoués. Lorsqu’elle tomba enceinte, le roi organisa les combats pour que Urie mourut frappé par l’ennemi.

S’il avait séduit une femme, était-il seul ?
Si Urie était mort, n’était-ce pas les risques de la guerre ?
Si les choses étaient ainsi, n’était-ce pas une situation fâcheuse qui finit bien ?

Bien qu’il se rongeait inconsciemment de l’intérieur (cf Ps 51), cela devait être les excuses que se trouvait David. Il a alors fallu que Dieu intervienne, pour mettre son serviteur, David, devant son péché. Lui qui aimait Dieu avait : commis un adultère, voulu cette femme plus que tout, tué un homme, déshonoré les siens,… ; bref, il avait, en un jour, transgressé tous les commandements de Dieu.

Parce qu’il avait « perdu la tête », il pécha et s’éloigna des voies de Dieu. Mais le Seigneur l’a repris comme il reprend tous les hommes lorsque Il dit

’’… vous qui vous êtes révoltés, repentez-vous donc … du fond du cœur ! Rappelez-vous les événements du passé, ceux d’autrefois, car c’est moi qui suis Dieu,… comparé à moi il n’y a que néant. Dès le commencement, j’annonce l’avenir, et longtemps à l’avance ce qui n’est pas encore. C’est moi qui dis, et mon dessein s’accomplira…’’ (Es 46/8-10).

Le péché, le plus grand soit-il, n’est pas une condamnation définitive. Le Créateur n’est pas cet accusateur implacable, au contraire, en son Fils Jésus si vous décidez de changer, de suivre ce qu’Il a arrêté pour vous et pour votre bien, Il vous pardonne.

Ce pardon n’est pas simplement quelque chose d’écrit, mais c’est une réalité que Dieu veut déposer dans votre cœur s’il est sincère.

Dès qu’il a réalisé ses actes, David a demandé pardon à Dieu pour ce qu’il avait fait. Le Seigneur l’a pardonné, il a épousé Bath-Schéba et leur fils fut le roi Salomon, le plus grand sage que la terre n’ait jamais porté.

Alors, êtes vous partial ou impartial quand il s’agit de vous-mêmes ?

La réponse que chacun peut donner est peu importante, par contre demandez à Christ, le seul qui juge selon la vérité, de vous répondre, et…, changez de vie !