Je sais ce que je veux…

Nombreux sont ceux d’entre nous qui, à un moment de leur vie ont manifesté ainsi leur pouvoir et leur autonomie.
Cette petite crise que nous pouvons avoir ne reflète pas forcément la réalité. C’est pourquoi, bien que ce ne soit pas un mensonge, cela reste une manière de se persuader de sa propre autorité.

Pour mieux faire comprendre ma pensée, nous allons prendre un exemple.

L’histoire commence dans un service d’urgences médicales, un homme dans le coma y est amené. Pensant à bien faire leur travail, le médecin d’urgentiste s’affaire et laisse cet homme en réanimation. Quelques temps plus tard, l’homme ouvre les yeux, continue par s’asseoir puis passe au fauteuil roulant, pour recommencer à marcher au bout de plusieurs semaines ou plusieurs mois. Rien que cette histoire serait belle, mais elle ne se finit pas là.

Au bout d’un temps beaucoup plus long, notre homme finit par sortir de l’hôpital et rentrer chez lui. Et, reconnaissant, il contacte le médecin urgentiste pour l’inviter. Devant cette rare attention, le médecin accepte.

Au cours du repas, l’homme demande au médecin d’ouvrir et de regarder à l’intérieur de son portefeuille. Respectueux de l’intimité de son ex-patient, le médecin refuse, mais devant son insistance, il s’exécute et y trouve une enveloppe contenant une lettre.

L’homme lui demande alors de l’ouvrir, le médecin le fait et lit quelque chose qui ressemble à cela :

« Je soussigné demande à tout médecin me trouvant dans un état critique, de ne pas exercer son art pour me ramener à la vie, et de me laisser mourir.
Fait en toute possession de mes moyens.
 »

Le regard interrogateur, le médecin ne comprend pas.
Alors, l’homme avoue qu’il n’aurait pas aimé mourir et le remercie d’avoir fait son travail et de ne pas avoir découvert cette lettre, car aujourd’hui il est heureux de vivre.

Si cette histoire fait réfléchir, elle peut permettre aussi de considérer la futilité de certaines positions.
Parce qu’Il connaît l’homme Dieu dit : « Tu ne tueras point » (Ex 20/13).

A qui s’adresse-t-il ?
N’est-ce pas à tous ?

Si c’est à tous, nous comprenons bien que c’est aussi soi-même qu’il ne faut pas tuer. D’autant plus que cet homme a réellement considéré les choses une fois qu’il a été confronté à la perte de la vie.

Car la mort n’est pas autre chose, elle est la perte de la vie et nous n’en avons qu’une.

Mais alors, que font ceux qui refusent de connaître Dieu ?

Certains se défendent justement en avouant avoir demandé quelque choses à Dieu, mais Il n’a pas répondu.
Bien que Dieu veuille se manifester dans votre vie, cette absence de réponse est normale. Car, auriez-vous l’idée d’inviter votre personnalité préférée en lui disant qu’il ou elle ne peut venir qu’affubler d’une tenue ridicule ?
Je ne le crois pas.

Pourtant, c’est en proportion ce que vous demandez à Dieu.
N’est-il pas le Créateur, le Tout-puissant ?

Qui sommes-nous devant Lui ? N’est-ce pas un peu trop exigeant ?

Si vous voulez qu’Il vienne chez vous, Il va falloir faire comme pour votre personnalité préférée : chercher son adresse et faire preuve de tact.

Son adresse est universelle puisqu’Il est présent partout, et au départ Lui demander seulement de savoir qu’Il existe et qu’Il est là, n’est-ce pas suffisant ?

Je crois que c’est dans ce sens qu’il faut chercher, seulement ma parole n’a aucun poids au regard de la démonstration que Dieu en personne peut faire chez vous.

Un invité de marque est accueilli avec empressement, zèle et enthousiasme.

Est-ce votre disposition ?

Ne faut-il pas aussi considérer le ou les verrous de votre cœur ?

Il sait tout, faites de votre mieux, Il fera au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer.

Si Dieu s’est manifesté dans nos vies, comme dans celle de millions de femmes et d’hommes, c’est parce que nous lui avons simplement demandé en étant prêt à Le suivre pour notre bonheur.

Il n’y a pas de privilège, cette grâce est pour tous en Jésus-Christ, car
« quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe » (Mt 7/8).