L’œil est la lampe du corps

Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera éclairé ; mais si ton oeil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres (Mt 6/22-23).
Cette réalité est vécue par un bon nombre de malvoyants, mais dans la Bible, cette phrase a une dimension spirituelle ; ainsi, on peut avoir une bonne vue et rechercher perpétuellement le sens de la vie. Et a contrario on peut ne pas y voir très bien et être éclairé.
Si cette clairvoyance dépend de Dieu, sa réception est aussi sujette à notre propre volonté d’en savoir plus.
Pourtant, il y de quoi se poser des questions, puisqu’en parlant, beaucoup disent avoir demandé quelque chose à Dieu, sans jamais avoir obtenu de réponse.
Deux choses sont alors à considérer : ce qui a été demandé et les conditions dans lesquelles cette demande a été faite.
On ne peut rien exiger de Dieu et concevoir Sa révélation à travers une requête touchant, par exemple, à l’intérêt personnel du type : « Dieu, fais-moi gagner beaucoup d’argent, et je saurai ! », relève d’un caprice puéril qui ne serait qu’une prière insultante au Créateur.

La création et la vie ne valent-elles pas plus que cela ?
Comme très souvent, c’est au moment de perdre les choses qu’on s’aperçoit de leur valeur. Et face à la mort, l’homme se rend compte de son besoin de savoir, d’être éclairé sur son devenir.
Ce n’est cependant pas ce que Dieu veut. Son désir est de voir chacun dire avec assurance : Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien… (Hé 13/6).

Entre autres, la Bible raconte l’histoire d’un homme qui a vécu cette expérience magnifique : Job.
Job était un homme riche, qui aimait Dieu et qui s’évertuait à se conduire droitement avec sa famille. Mais un jour, le malheur le toucha : la ruine puis la perte de ces enfants. Comme si cela ne suffisait pas la maladie l’atteint, aucune position ne lui seyait et de grandes douleurs l’agitaient. Mais même dans ces conditions, il ne pécha point et n’attribua rien d’injuste à Dieu (Job 1/22).
Bien qu’il y ait pire que nous, comment réagissons nous dans l’épreuve…
N’entendons-nous pas souvent : « mais qu’est-ce que j’ai fait à Dieu pour mériter ça ?… »
Job n’eut pas cette réaction. Nos maux sont les conséquences du péché. Soit du nôtre, soit de celui du monde dans lequel nous vivons et auquel nous participons d’une manière ou d’une autre. Nous n’avons pas le choix, et même si nous pensons pouvoir faire quelque chose, notre chair manifeste bien vite nos limites.

Seul un miracle peut nous sauver.
Ce miracle a eu lieu il y a un peu moins de 2000 ans quand Jésus-Christ s‘est offert sur la croix. Oui, Dieu L’a livré à la mort à cause de nos péchés et Il L’a ramené à la vie pour nous rendre justes devant Lui (Ro 4/25).

Parce qu’il ne recherchait pas son intérêt, Job vivait dans cette espérance. Certes, son épreuve fut terrible, mais Dieu Se révéla dans sa vie, en sorte qu’il pouvait dire : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon oeil t’a vu » (Job 42/5).
Dorénavant, Job était éclairé.
Personne n’a vu Dieu le Père, et vous ne Le verrez pas, mais ces yeux sont ceux de la foi. L’assurance qu’ils donnent est bien plus grande que le résultat d’une vision éphémère.

Dieu est juste, Il veut que vous voyiez clair et loin.
La clarté dépend de votre connaissance de Dieu. Laissez-Le vous ouvrir les yeux !
Quant à la distance, elle est liée à votre volonté de Le suivre ou non, l’éternité avec Dieu ou l’enfer…
Quoi que vous en pensiez, si un jour, vous avez demandé quelque chose à Dieu, Il l’a noté. Soit Il a répondu, soit Il va répondre, mais Il sait et n’a pas oublié.
Pourquoi, alors, ne l’a-t-Il pas fait avant ?
Peut-être simplement parce que vous n’étiez pas prêt(e). L’êtes-vous aujourd’hui… ?