“M’aimes-tu ?”

Quelle question… ! ! !
Pourtant nombreux sont ceux qui sont incapables d’y répondre, incapables de le dire ou incapables de le vivre. Une question si simple, mais chargée de tellement d’espoir…

Pierre croyait être un homme capable d’aimer, il comparait même son amour à celui des autres, comme pour montrer la supériorité de ses sentiments. Mais il a été déçu. Non par l’être aimé, mais par lui-même.
Ses faiblesses, son inconstance, sa nature, ont eu raison de ses nobles sentiments, et l’ont conduit à la trahison. Oui, Pierre a trahi celui pour lequel il voulait mourir.

Dans son malheur, cet homme a eu le privilège de trahir Dieu.
Si c’est tragique, Jésus le connaissait parfaitement, et Il savait qu’avec un aussi grand cœur ce disciple était trop spontané.
Pierre réalisa son état devant Dieu.
Et…, simplement…, parce qu’il voulait changer, Pierre s’est humilié devant son Seigneur.
Jésus l’a pardonné.

Avec Dieu, les choses sont simples. Nous sommes pécheurs, et si nous pouvons rétablir le contact avec le Maître de l’univers, ce n’est qu’à la condition d’en avoir envie, d’avoir envie de voir quelque chose changer dans notre vie.

Avec les hommes, c’est souvent bien plus compliqué. Une fois trahi, la femme ou l’homme ont du mal à refaire confiance : ’’On pardonne, mais on n’oublie pas !’’ soulignent en rouge certains.
Il en ressort ensuite une vie difficile où l’amertume s’immisce, pour ternir les relations, voire susciter la vengeance, qui, loin de régler le problème, ne fait qu’accentuer le mal-être ambiant.
Le « m’aimes-tu ? » qui rassure des premiers instants, devient une ritournelle sans relief, qui n’inspire plus rien et qui ne réchauffe plus le cœur.
Dieu n’aime pas cette indifférence. Tant au niveau des relations qu’Il veut que nous ayons avec Lui, qu’au niveau des relations que nous devons avoir avec les nôtres et dans le couple.

Par cette simple question : « Pierre, m’aimes-tu ? » (Jn 21/16), Jésus amena son disciple à réaliser que Dieu seul pouvait permettre à l’homme d’aimer comme il faut.
Au-delà même de ses besoins, Pierre compris qu’il devait répondre favorablement à l’appel du Christ qui lui disait : « Pais mes brebis » (Jn 21/17), car c’est ainsi qu’il pourra aimer d’une manière pure, afin de faire du bien autour de lui.

Certes Pierre n’était pas devenu un homme parfait, mais, parce qu’il avait compris que sans Jésus, il ne pouvait rien faire (Jn 15/5), il chercha à servir Dieu.

Aujourd’hui, rien n’est changé et Christ dit à chacun,…, à vous : « M’aimes-tu ? »

Nos faiblesses…, Dieu les connaît, mais ce qu’Il veut pour vous, pour votre vie, c’est le nec plus ultra.

Là où il y a trahison, Il peut apporter le pardon. Pas celui que vous connaissez, Dieu ne donne pas comme ce monde, mais celui qui reconstruit et qui édifie.
Là où il n’y a plus qu’indifférence, il peut ressusciter ce qui est mort.
Comment ?                                                   En considérant ce que vous désirez vraiment.
Si comme Pierre, vous voulez changer, adressez-vous à Dieu, puis comme lui vous pourrez dire :
Jamais on n’a appris ni entendu dire,
Et jamais l’oeil n’a vu qu’un autre dieu que toi
Fasse de telles choses pour ceux qui se confient en lui.
(Esaïe 64/4)