Mon bonheur à moi !

« Quand un homme… vivrait un grand nombre d’années, et que les jours de ses années se multiplieraient, si son âme ne s’est point rassasiée de bonheur,… je dis qu’un avorton est plus heureux que lui » (Ecc 6/3).
Cette pensée n’est-elle pas encore partagée aujourd’hui ?

Je le crois, mais souvent l’homme ne considère pas les choses comme ce sage. Alors, chacun cherche le bonheur à sa manière, même au risque de se « brûler les ailes ».

Pourtant, les brûlures font mal, très mal !
Mais « foncer s’il y a du plaisir » semble être le leitmotiv d’un certain nombre, et c’est là qu’il y a confusion. En effet, aujourd’hui, on nous présente le bonheur comme un cortège de plaisirs, et comme une vie réussie, une vie où se succèdent les délices.

Or, personne ne pourra échapper aux moments difficiles. Le sage Ecclésiaste écrivit encore : « Au jour du bonheur, sois heureux, et au jour du malheur, réfléchis : Dieu a fait l’un comme l’autre… » (Ecc 7/14).

Beau et riche, un jeune homme est parti de chez lui. Bien entouré, il profite de ses biens et des plaisirs de la vie, mais il ne voit pas venir sa ruine. Et finit par se retrouver ’’sans le sou’’.

Beaucoup aspirent à devenir riche, mais lorsqu’on considère les vies chahutées des diverses personnalités en vue, on peut se poser raisonnablement des questions.

Face à sa déconfiture, notre jeune homme a réfléchit, il est rentré en lui-même pour considérer ce qui vaut la peine et ce qui ne la vaut pas.
L’homme ne change pas, et malgré les conseils bienveillants, il a besoin de faire ses propres expériences pour se rendre compte de ce qui a du sens.
Faut-il, pour cela, s’arrêter un instant et écouter son cœur.

Avant Jésus Christ, Dieu demandait à son peuple de prendre du temps plusieurs fois pas an pour se réunir et se tenir en Sa présence. Cette présence exclusive de Dieu à Jérusalem a été abrogée à la mort de Jésus-Christ. Le voile du temple qui préservait les hommes de la sainteté de Dieu se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas (Mc 15/38), afin de permettre à tout homme qui le désire de Le connaître.

La promesse de Dieu n’est-elle pas claire quand Il dit : « Oh ! Si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme un fleuve, et ton bonheur comme les flots de la mer » (Es 48/18) ?

Seulement ce que vous entendez par bonheur n’est pas forcément ce que le Seigneur y voit. Si vous n’y voyez que jouissances diverses, Il considère les lendemains. Si vous n’aspirez qu’à l’oisiveté, Il sait que le précieux trésor d’un homme c’est son activité (Pr 12/27).

En mourant sur la croix et en ressuscitant, Christ vous permet de prendre du temps avec Lui.
Aucune ville n’est privilégiée, le lieu où vous êtes n’a aucune importance, pourvu que vous puissiez prendre du temps.
Quoi que vous pensiez, Il le sait.
Vos appréhensions, vos sentiments, Il les connaît.
Et Il vous écoute !
Non, ce n’est pas effrayant, c’est attentionné.

Pour vous rendre juste, Christ est mort et ressuscité à cause de toutes les fois où vous avez transgressé la loi de Dieu.
Vous ne la connaissiez pas ? Vous ne saviez pas quand vous faisiez mal ?
Notre beau jeune homme riche non plus. Il dut rentrer en lui-même pour réaliser son péché et revenir vers celui qui l’aime et qui lui veut du bien.
Dites-Lui votre péché, non seulement Il vous pardonnera, mais Il vous guidera, car le bonheur récompense les justes (Pr 13/21)