Pile ou face ?

Un jeu de potache pour une réponse, mais parfois aussi une manière de faire un choix.

Laisser au hasard le choix de notre destin, n’est-ce pas un peu farfelu ?

C’est un peu comme si pour aller travailler, je laissais ma pièce décider des routes, des chemins et des rues à prendre.

Combien ai-je de chance d’arriver ?
A quelle heure vais-je arriver ?

Compte tenu de la circulation et des choix du hasard, il serait sage d’envisager d’avance le retard ou l’absence au travail.

Vu sous cet angle un peu caricatural, cette manière de conduire sa vie ne semble pas du tout raisonnable.
C’est néanmoins ce à quoi se fie un grand nombre de personnes lorsqu’elles choisissent des cartes, lancent des dés en compagnie des diseurs de bonne aventure ou autres. Ainsi, beaucoup malgré des discours très rationnels ne rateraient pour rien leur horoscope du matin.

Quand les évènements annoncés ne sont pas au rendez-vous « c’est normal » entend-on, quand cela arrive il est dit « c’était annoncé ».

Ne sont-ce pas des réactions étranges et contre toute logique ?

Pourtant l’homme est doué d’intelligence, mais ces choses contre nature font références au besoin de chacun d’être rassuré.

Pour d’autres, beaucoup plus matérialistes, ce besoin de savoir, de maîtriser ce qui va leur arriver, bref de sécurité passe par l’augmentation de leurs richesses ou de leurs biens.

A ce titre la Bible nous raconte une histoire :
« Les terres d’un homme riche avaient beaucoup rapporté. Et il raisonnait en lui-même, disant : Que ferai-je ? Car je n’ai pas de place pour rentrer ma récolte. Voici, dit-il, ce que je ferai : j’abattrai mes greniers, j’en bâtirai de plus grands, j’y amasserai toute ma récolte et tous mes biens ; et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années ; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi » (Luc 12/16-19).

Cet homme pouvait désormais envisager les choses sereinement. Mais même à l’abri du besoin, on s’aperçoit qu’il manque encore quelque chose, comme un vide à remplir pour qu’une vie soit comblée.

Cette parabole du Seigneur Jésus-Christ nous renseigne bien vite lorsque :
« … Dieu lui dit : Insensé ! Cette nuit même ton âme te sera redemandée ; et ce que tu as préparé, pour qui sera-ce ? »

Quelle angoisse pour cet homme, que de connaître le moment de sa mort !
Quelle valeur ont désormais ses trésors et son confort ?
Ils deviennent le cadet de ses soucis. Par contre, ce qu’il a toujours méprisé :

sa comparution devant Dieu, prend à juste titre la première place.

Comme pour une pièce, chez l’homme, ce qui est visible cache ce qui est dessous. Il est impossible à quiconque de séparer les 2 faces, même limée ou effacée il demeurera toujours un recto et un verso.

Il est important de s’inquiéter de ce qui est visible et nécessaire à notre vie, mais n’est-il pas prépondérant de fonder sa vie sur ce qui la sécurisera en toutes circonstances ?

Ce besoin jamais assouvi de l’homme c’est notre être spirituel, notre société le nie, pourtant il est toujours là, et nous reposons sur lui comme la face cachée de la pièce jetée.

Alors que désirez-vous pour votre vie : cette loterie qui recommence tous les jours et qui ne donne aucune certitude ni sécurité ou cette paix et cette joie que seul ceux qui se confient en Christ connaissent ? Le choix est individuel.

Considérez les oiseaux : Dieu les nourrit.

Ne valez-vous pas plus que les oiseaux !?

Par Jésus-Christ, cherchez le royaume de Dieu ; et vous recevrez tout ce dont vous avez besoin.