Qui écoutes-tu ?

La vie n’étant pas toujours simple, parfois des choix difficiles sont incontournables. Cette réalité est connue de tous au fil des générations, et si on croit souvent que l’esclavage n’est que le résultat de campagnes guerrières, il arrivait aussi, et arrive encore, que les revers de la vie imposent cette résolution à certains.

Mais au sein du peuple de Dieu, le Seigneur désirait voir se manifester son empreinte, c’est-à-dire Sa bonté et Sa miséricorde. Ainsi, en donnant Ses lois, Il rappela à Israël qu’il l’avait tiré de l’esclavage et prescrivit de permettre aux esclaves de reprendre leur liberté au bout de 7 années.
Cependant, chose qui nous parait inconcevable aujourd’hui, certains refusaient de quitter la maison de leur maître et disaient : « Je ne veux pas sortir de chez toi… ». Alors le maître prenait un poinçon et lui perçait l’oreille contre la porte, et il était pour toujours son esclave… (De 15/16-17).

Si on peut penser que c’est une drôle de manière de faire un piercing, cet acte a un sens bien plus profond.
En effet, en choisissant de ne pas partir, l’esclave prenait le parti de ne plus écouter désormais que la voix de son maître, donc de lui obéir en tout temps et en toute circonstance.
La porte, quant à elle représente l’endroit par lequel on entre et on sort d’une maison ou chez quelqu’un. Elle est le point de passage obligé pour accéder à l’intimité, et c’est là dans cette famille que l’esclave demeurerait dorénavant.

Quand on considère les pressions médiatiques dont nous faisons l’objet, nous réalisons tous que notre liberté est très partielle. Chercher à se servir, servir l’argent ou les biens matériels, paraître,… quelle liberté nous propose cette société ?
Certains courants de pensées cherchent à résister, par l’économique, la politique, les valeurs ou la philosophie, mais comme c’est sur tous les fronts que le rouleau compresseur de ce monde avance, l’homme finit par céder. Oui, l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible (Mc 14/38) et quoi qu’il en soit, chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui (2Pi 2/19)

Faut-il alors accepter, par défaut, de se faire clouer l’oreille sur la porte de ce monde ?

Personnellement, je ne le veux pas, et à ce que j’entends beaucoup refusent ce choix.
Que faire alors… ?
Accepter Christ, comme Sauveur et Libérateur !
Car seul Christ a annoncé si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres (Jn 8/36).

N’est-ce pas se mettre sous un autre joug ? Pensez-vous.
Oui, mais un joug qui n’entraîne aucune meurtrissure et n’engendre aucun malaise. Mon joug est doux, et mon fardeau léger (Mt 11/30) dit le Seigneur à tous ceux qui souhaitent Le suivre.

Parler de Dieu, de Sa bonté, de Sa fidélité, de Sa patience, de Sa puissance,…, de Son amour mais aussi de sa haine de l’iniquité et du péché, à quelqu’un qui ne Le connaît pas relève d’un exercice aussi délicat que celui de faire apprécier un paysage extraordinaire par son relief et ses couleurs à un aveugle de naissance.
A un moment ce qui est dépasse trop la pauvreté du langage : « L’autre doit voir ! »

Si ’’voir’’ est l’affaire de Dieu, trouver la porte qui vous permettra de sortir de ce monde dépend de vous.
C’est vrai qu’on avance à tâtons, mais celui qui cherche trouve (Luc 11/10) et parce que Christ a tout accompli, aujourd’hui la porte n’est pas verrouillée.
Venez à Lui, Il veut vous que vous partagiez son intimité !