Une goutte de plus

Il est des moments où certains évènements d’apparence anodins prennent des proportions énormes et on a tous en tête ces personnes que l’on voit ’’craquer’’ pour un rien. Et, si les autres ne saisissent pas vraiment les raisons d’une telle réaction, celle ou celui qui les vit ressent bien une situation très éprouvante.
Comme la médecine à bien compris que nous sommes tous différents face à la douleur, nous devons tous réaliser qu’il en est de même devant les coups répétés de la vie.

Un jour, un homme de Dieu connut ces moments où plus rien ne va : perte d’êtres chers, maladie, chagrins et, pour couronner le tout, ses amis l’accusent, le culpabilisent.
Comment relever la tête quand, en plus de tout, on vous désigne comme coupable ?

Dans ces conditions, Job, plein de sagesse constate : La pierre est broyée par les eaux, et la terre emportée par leur courant, ainsi Dieu détruit l’espérance de l’homme (Job 14/20).

Une accumulation d’eau peut former soit une force que rien n’arrête, soit un paisible court d’eau qui n’inspire que la tranquillité.
En effet, quand on considère les images de catastrophes naturelles, montrant des déluges emportant tout sur leur passage, où les témoignages de marins dans des tempêtes indescriptibles, cela fait froid dans le dos. Mais aussi sans rien voir, dans le plus bucolique des décors, le travail de l’eau sur la terre et sur les pierres s’accomplit toujours,… inexorablement.

Rien ne se voit, mais au fil du temps, le résultat est édifiant.
N’est-ce pas, parfois identique chez l’homme ?

Dieu ne tente personne (Ja 1/13), mais le Seigneur permet certaines épreuves. L’Eternel est bon et droit, c’est pourquoi Il montre aux pécheurs la voie (Ps 25/8), sans aucune méchanceté, ni aucune intention.
Certes, ce qui peut arriver dans une vie est parfois terrible, mais, avec un peu de recul, on voit clairement qu’à un moment nous sommes placés devant nos propres limites.

Insouciance, confiance en l’avenir, confiance en ses propres capacités,… d’un seul coup, tout nous parait extrêmement fragile. Et ça l’est… !
Comment réagir ?

Parce que Dieu laisse toujours l’homme libre de ses choix, lorsqu’Il a mis Son peuple à part, Il ne fit que lui conseiller : choisis la vie afin que tu vives (…).

Choisir la vie, c’est accepter de n’être qu’une femme ou qu’un homme avec des limites.
Les progrès scientifiques, bien que considérables, n’empêchent pas l’homme de souffrir, de mourir, d’être éprouvé ou même de voir la planète dépérir de manière dramatique
Choisir la vie, c’est se tenir devant Dieu, Lui dire ses limites et le besoin qu’on a de Le voir faire quelque chose pour nous.
Choisir la vie, c’est croire en l’œuvre de Christ, mort et ressuscité pour nous, pour moi, pour vous.

La vie peut être dure, et on ne peut pas vous dire pourquoi il arrive ceci ou cela. Mais ce qu’on a expérimenté, c’est la victoire que Christ nous donne en toute circonstance.
Job l’a vécue, et ces moments de souffrances terribles, se sont transformés en temps bénis, où même si le souvenir demeurait, il pouvait remercier Dieu pour Ses bontés.

Dieu est juste, Il n’a pas de préférence.
Ce qu’Il a fait pour Job, Il l’a fait pour nous et Il veut le faire pour vous.
Votre situation a une solution, confiez-vous en Christ et Il agira (Ps 37/5)